Bientôt le pansement intelligent pour détecter l’infection de la plaie Samassur Avis

Bientôt le pansement intelligent pour détecter l’infection de la plaie

Et si votre pansement était capable de reconnaître le développement des bactéries. C’est ce que les chercheurs de l’Université de Bath au Royaume-Uni ont réussi à créer. Le prototype existe et il fonctionne. Lorsque l’infection de la plaie débute, ce pansement intelligent change de couleur.

Une plaie n’est jamais anodine

Notre peau est une sorte de barrière contre l’intrusion de bactéries ou de toxines produites par différents éléments pathogènes présents dans notre vie quotidienne. Une plaie devient alors une brèche dans notre « système de sécurité » où ces micro-organismes peuvent entrer.

Samassur indique que l’innovation de ce pansement repose sur sa capacité à détecter l’évolution de la plaie. Lorsque cette dernière se trouve sous l’emprise d’une colonisation bactérienne élevée, notre système immunitaire ne parvient à se défendre seul. Sans une prise en charge précoce, les conséquences peuvent être graves, même sur une simple coupure avec un couteau de cuisine.

Une innovation prometteuse

Quel est le secret de ce pansement intelligent ? C’est simple. Selon Samassir, le Dr Jenkins et son équipe ont développé un hydrogel composé de capsules fluorescentes non toxiques. Si la blessure voit se nicher des bactéries, leur prolifération provoque la coloration fluorescente.

L’équipe de chercheurs a procédé à des tests concluants sur les bactéries responsables de plus de la moitié des cas d’infections nosocomiales : Escherichia coli (26% de cas), Staphylococcus aureus (ou staphylocoque doré 16% des cas) et Pseudomonas aeruginosa (8,4%).

Le pansement intelligent

Le premier objectif de ce pansement intelligent vise à limiter les cas de septicémies post-chirurgicales selon l’avis de Samassur. En 2012, une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) a indiqué qu’un patient hospitalisé sur vingt contractait une infection bactérienne lors de ses soins (soit 750 000 infections par an et 4 000 décès). Pour le moment, aucun essai clinique sur l’homme n’a été réalisé. Les chercheurs envisagent d’ici 3 ans un premier test sur des volontaires.