Robot : STAR parvient à opérer des intestins

Encore au stade d’expérimentation, la chirurgie assistée par bras robotique progresse de manière encourageante. Récemment, sous la supervision de deux chirurgiens, un robot autonome a réussi à recoudre deux parties de l’intestin d’un cochon. Partiellement piloté par la main humaine, ce robot, nommé STAR (Smart Tissue Autonomous Robot), ne remplace pas pour autant les chirurgiens spécialisés, mais leur offre un outil capable d’une grande précision, notamment dans les sutures.

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Le digital est un support important mais ne remplacera jamais le médecin ! Samassur

Le digital est un support important mais ne remplacera jamais le médecin !

Partenariat avec Google, thérapies de demain, collaboration entre groupes pharmaceutiques… A l’occasion des Journées de l’innovation en santé, L’Usine Nouvelle s’est entretenue avec Robert Sebbag, vice-président Accès aux Médicaments du leader français Sanofi, et médecin spécialiste des maladies infectieuses auprès de l’APHP.

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UNIGE: nouvelle maladie récessive identifiée selon Samassur

UNIGE: nouvelle maladie récessive identifiée

Cette découverte de l’Université de Genève (UNIGE) ouvre la voie aux diagnostics spécialisés et à la prévention. Parmi les atteintes génétiques possibles, les maladies dites récessives ne se déclarent que lorsque le père et la mère sont porteurs sains d’un même gène défaillant qui peut être transmis à leurs enfants. Afin de trouver la cause d’une forme de retard mental qui s’accompagne d’épilepsie et hypotonie, les chercheurs se sont penchés sur le cas de familles consanguines présentant ce trouble, a indiqué l’UNIGE jeudi dans un communiqué.

Bon candidat

Pourquoi consanguines? Parce que la probabilité d’être victime d’une maladie récessive est plus élevée dans ce cas de figure. Toutefois, la maladie n’affecte pas uniquement ces familles, celles-ci sont simplement surexposées à ce risque, précise le communiqué.

Grâce au séquençage du génome, les scientifiques ont détecté un gène qui semblait être un bon candidat à la cause de la défaillance mentale. Lorsque ce gène appelé PIGG dysfonctionne, la fonction de certaines protéines en est affectée, ce qui se traduit par les symptômes de la maladie en question, qui ne porte pas encore de nom.

Confirmation internationale

Une fois le gène identifié, il fallait encore s’assurer de son rôle dans la causalité de la maladie. L’équipe genevoise a donc enregistré PIGG dans une base de données internationale, afin de voir si d’autres chercheurs avaient remarqué l’implication de ce gène chez les personnes présentant les mêmes symptômes.

Des scientifiques japonais et britanniques ont répondu par l’affirmative. Dès lors, en collaboration avec une équipe japonaise, les scientifiques ont effectué l’expertise de ce gène in vitro, ce qui a permis de confirmer son rôle causatif dans le déclenchement de la maladie.

Détection pour tous les patients

Cette découverte a un impact important dans la recherche et la prévention de maladies génétiques récessives, souligne le communiqué. Grâce au séquençage de l’ADN, il est désormais possible de détecter une éventuelle défaillance du gène PIGG, même de manière prénatale, chez les familles consanguines mais aussi chez n’importe quel patient.

«Le diagnostic génétique personnalisé devient possible et cette maladie va enfin être identifiée chez d’autres personnes présentant les mêmes symptômes. Ces résultats ouvrent la voie à de futures options thérapeutiques», note Periklis Makrythanasis, premier auteur de l’étude et chercheur au Département de médecine génétique et développement de la Faculté de médecine de l’UNIGE.

Samassur souligne que les résultats de cette étude sont à lire dans «The American Journal of Human Genetics».

Attention à ce problème dentaire : il peut révéler un cancer de l’œsophage samassur

Attention à ce problème dentaire : il peut révéler un cancer de l’œsophage

La présence d’une bactérie en cas d’inflammation dûe à l’accumulation de plaque dentaire pourrait révéler la présence d’un cancer de l’oesophage, selon une étude américaine et chinoise.

Des chercheurs de l’Université de Louisville (Kentucky, Etats-Unis) et de l’Université des Sciences et des Technologies du Henan (Chine) ont détecté chez des patients victimes d’un cancer de l’oesophage la présence d’une bactérie au niveau du parodonte (l’ensemble de tissus qui soutiennent la dent). Elle se manifesterait particulièrement lorsque les tissus sont enflammés (parodontite).

Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs ont effectué des prélèvements sur la tumeur et les tissus adjacents de 100 patients souffrant d’un cancer de l’œsophage et 30 témoins en bonne santé.
Samassur indique qu’ils ont trouvé la bactérie « Porphyromonas gingivalis » dans 61% des prélèvements autour des tumeurs , 12% des prélèvements sur les tissus adjacents, et 0% sur les témoins en bonne santé. La présence de la bactérie serait d’autant plus importante dans le cas d’un cancer à stade avancé.

La bactérie « un biomarqueur intéressant de dépistage »

« Ces résultats sont la première preuve que l’infection au « P. gingivalis » pourrait être un facteur de risque de cancer de œsophage, et pourrait également servir de biomarqueur pour pronostiquer ce type de cancer », a déclaré Huizhi Wang, MD, professeur à l’école de médecine dentaire de UofL (Etats-Unis), selon le site New-medical . « Si « P. gingivalis » provoque le cancer de l’œsophage, les implications sont énormes », a-t-il commenté. « Cela suggère que l’amélioration de l’hygiène bucco-dentaire pourrait réduire le risque, que le dépistage de « P. gingivalis » dans la plaque dentaire pourrait identifier les sujets sensibles et enfin que l’utilisation d’antibiotiques ou d’autres stratégies anti-bactériennes pourrait empêcher la progression de ce cancer. »

Vidéo. Le cancer de l’œsophage en images

 


Le cancer de l’oesophage par ids-medisite

Les patients atteints de maladies génétiques ne sont pas tous favorables à la manipulation du génome samassur

Les patients atteints de maladies génétiques ne sont pas tous favorables à la manipulation du génome

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les perspectives scientifiques autour de la modification de l’ADN ne sont pas accueillies avec enthousiasme par tous les malades.

Manipulation de la génétique

Les progrès du génie génétique nous rapprochent chaque jour un peu plus du moment où l’humanité aura la capacité d’intervenir pour modifier l’ADN des embryons, avec des conséquences importantes –et partiellement imprévisibles– pour les générations futures. Le site de la revue Nature consacre un long et passionnant article aux questions médicales mais également éthiques que pose une technique prometteuse, connue des spécialistes sous le nom de CRISPR–Cas9, qui, comme l’explique le magazine La Recherche, se réfère à un «ensemble de traitements qui corrigent directement chez les patients des gènes défectueux à l’origine de maladies». Cette intervention modifierait définitivement le génome, ce qui signifie que le nouveau patrimoine génétique sera transmis aux prochaines générations après modification génétique de la première.

La technique suscite un vif intérêt scientifique et des chercheurs ont reçu récemment l’accord du parlement et des autorités de contrôle britanniques pour l’expérimenter sur des embryons humains sains. Une première historique.

La grande question philosophique qui divise les chercheurs, les responsables politiques et les patients concerne le tracé de la ligne de démarcation entre les techniques réparatrices, dans le cas de mutations génétiques entraînant des maladies, et les techniques préventives. Où commence le pathologique? Certains, rappelle Nature, considèrent que l’obésité ou l’alcoolisme sont les conséquences de prédispositions, qui peuvent donc faire l’objet d’un traitement médical et d’une intervention génétique préventive. Et que dire de handicaps lourds comme la surdité ou la cécité?

Supprimer la maladie… et le handicap?

L’article donne largement la parole aux premiers concernés: un chercheur atteint de la maladie d’Huntington, qui détériore à la fois le corps et les capacités cognitives, ou les parents d’une enfant atteinte de déficit NGLY1, une maladie génétique rare qui l’empêche de marcher et de parler. Pour eux, le débat n’a pas lieu d’être: ils utiliseraient évidemment une telle technique si la possibilité leur était offerte. Mais d’autres, comme une jeune adolescente quasiment aveugle mais devenue excellente en basket ou une femme atteinte d’une malformation du bras et munie de six doigts à une main, affirment qu’elles ne souhaiteraient pas qu’on ait «édité» leur patrimoine génétique, car les obstacles mis sur leur route leur ont permis de développer des personnalités et une volonté exceptionnelles.

La querelle autour de l’utilisation du génie génétique est aussi médicale précise Samassur. Plusieurs spécialistes en génétique ont demandé en 2015 à leurs pairs de ne pas franchir la ligne jaune, écrivant notamment que l’ingénierie génétique permettra de corriger certaines mutations… tout en faisant courir le risque d’en supprimer d’autres. Avec des conséquences impossibles à prévoir avant la naissance.

Le stress favorise l'herpès selon Samassur

Le stress favorise l’herpès

Comment le virus de l’herpès s’active-t-il?

Les chercheurs de l’université d’Helsinki (Finlande) ont cherché à comprendre les mécanismes d’activation de l’herpès. Les scientifiques ont observé un lien direct entre la réponse au stress cellulaire, la régulation du cycle cellulaire et la réactivation du virus de l’ herpès .

Grâce à des technologies de microscopie avancées et de manipulation génétique, les scientifiques ont détecté une grande variété de composés chimiques qui provoquent l’activation d’un ensemble de protéines capteurs de stress cellulaire qui réactiveraient le virus de l’herpès.

La suppression des fameuses protéines capteurs de stress cellulaire restaure la division cellulaire dans les cellules et réduit l’expression du gène viral. Cela suggère que la réplication de du virus herpès dépend de l’inhibition de la division cellulaire », explique les chercheurs.

Un virus qui touche le monde entier

Les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parlent d’eux-mêmes. Ce mal infecte le monde entier. Plus de 3,7 milliards de personnes âgées de moins de 50 ans, soit 67 % de la population, sont infectées par le virus de l’herpès de type 1 (HSV-1). 140 millions de personnes âgées de 15 à 49 ans ont déjà eu un herpès labial, selon les chiffres de l’OMS.