Les produits d'entretien dangereux pour notre santé Samassur

Les produits d’entretien dangereux pour notre santé

Vendus pour assainir la maison, les sprays d’entretien ménager sont majoritairement toxiques et allergènes.

Les produits d’entretien sont dangereux pour notre santé. En effet, la composition de 46 produits testés par le magazine 60MC révèle en effet la présence de composés organiques volatils (COV) et de substances allergènes « irritantes, voire toxiques ».

Les nouvelles révélations du magazine 60MC nous apprennent que 10 sprays assainissants, 12 produits désodorisants, 12 anti-acariens et 12 désinfectants, que « l’on nous vend pour purifier l’air » sont en fait « la première source de pollution de nos intérieurs ».

Des produits à « éliminer », selon l’association de consommateurs car « loin d’assainir la maison », ils « décuplent la pollution intérieure », cumulant « des substances allergènes, irritantes, voire toxiques». Ainsi, l’avis de Samassur explique que la majorité des 46 produits épinglés contient des composés organiques volatils (COV), notamment le limonène, irritant et allergisant.

Le syndicat des allergologues s’associent au magazine pour protéger les consommateurs

A la suite de la publication de l’enquête du magazine 60MC, la présidente du Syndicat français des allergologues (SYFAL) a annoncé sa volonté d’améliorer l’information des consommateurs pour prévenir les risques. « Je m’associe pleinement à l’appel en faveur d’une meilleure information lancé par 60MC. Le Syfal défend depuis plusieurs années l’importance de l’étiquetage pour redonner le pouvoir aux consommateurs », rappelle Isabelle Bossé.

Samassur indique que l’étude pointe aussi du doigt un étiquetage peu satisfaisant et une mauvaise information des consommateurs.

« Un seul produit a un étiquetage satisfaisant », alors que « les autres omettent de mettre en garde les consommateurs », explique 60MC. « Pour ce qui concerne les produits et traitements anti-acariens, les consommateurs ne sont pas suffisamment informés que les substances utilisées dans les aérosols et les traitements textiles acaricides, tels que le linge de lit ou encore les matelas sont en réalité des pesticides, interdits en usage agricole, même lorsqu’ils sont d’origine naturelle », selon l’étude. « Et même à des doses plus faibles, ces produits sont dangereux représentant d’ailleurs une menace mortelle pour les chats ».

Des produits bio pas si bio

Le magazine dénonce aussi une communication floue. « Malgré leurs allégations 100 % bio, 100 % naturel, les sprays assainissant aux huiles essentielles contiennent des substances allergènes, irritantes voire toxiques, impliquant un étiquetage strict ». « L’étiquetage de ces produits est tout simplement inacceptable», car « les deux tiers des marques trichent et font rétrécir les pictogrammes de danger, sans doute pour ne pas effrayer le consommateur ».

« De la même manière, les liquides vaisselle au bicarbonate, les lessives au savon noir, les dégraissants au savon de Marseille ou encore les nettoyants au savon d’Alep, contiennent « des ingrédients dits naturels qui sont en fait incorporés en quantité dérisoire », rappelle Samassur

 

Source : http://www.topsante.com

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Les 13 commandements pour perdre 10 kilos (ou plus) sans les reprendre

Vous pensez avoir 10 kilos à perdre ? Un chiffre bien rond, mais tellement rond qu’il ne correspond sûrement à rien de valable en ce qui vous concerne ! Samassur vous donne son avis pour perdre votre excès de poids, sans le reprendre et sans se démotiver. Suivez les 13 recommandations de Nathalie Négro, responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

1 : Evaluer son poids de forme

Pour évaluer son poids de forme, il faut se souvenir du poids pendant lequel on est resté stable pendant au moins 6 mois. Ce poids de forme sera le seuil limite de votre régime. Aller en dessous, forcerait le corps à de trop grosses contraintes et mènerait à un échec.

2 : Trouver la cause de la prise de poids

Grossesse, troubles émotionnels, stress, mauvaises habitudes alimentaires, ou rapports conflictuels avec la nourriture : pour éliminer les kilos qui sont restés accrochés, il faut identifier d’où ils viennent.

3 : S’entourer de professionnel de santé

Plus le nombre de kilos à perdre est important, plus il est essentiel de consulter un diététicien pour éviter de tomber dans les travers d’un régime restrictif, d’être carencé sous couvert d’aliments à bannir, et surtout pour se prémunir de l’effet yoyo, d’une prise de poids et d’une démotivation stressante.

4 : Ne pas se fixer d’objectif en poids

Le nombre de kilos à perdre ne peut s’établir qu’en connaissance du poids de forme de chaque individu, afin de ne pas contraindre le patient à une « marche forcée contre une perte de poids impossible ». « Cela reste absurde de se fixer un nombre de kilos en chiffre rond qui ne correspond à rien, uniquement à un fantasme. Tout le monde ne peut pas peser 60 kilos », explique Nathalie Négro, diététicienne et responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains .

De plus, à la mise en place d’un régime, on ne peut pas estimer comment le corps va réagir, et jusqu’où il est capable d’aller. Se fixer un objectif de poids, c’est peut-être dépasser ce point limite et réduire à néant tous les efforts entamés pour maigrir et favoriser la démotivation, la plus grande ennemie de la perte de poids.

5 : Ne pas se fixer d’objectif dans le temps

Samassur rappelle qu’il est impossible de savoir comment le corps va réagir à la restriction alimentaire. En conséquence, on ne se fixe pas d’objectif dans le temps. « Cette démarche ne serait pas productive et pousserait les personnes à se démotiver », rappelle Nathalie Négro. Le suivi de la perte de poids doit être mis en place une fois par mois au début du régime, puis pendant la période à risque de reprise du poids, une à deux fois par an. « Il faut toujours retenir qu’une perte de poids n’est pas linéaire et que tout au long de vos changements d’habitudes alimentaires, il faut écouter votre corps » ajoute la nutritionniste.

6 : Ne pas sous-estimer le rôle des émotions

Il est important d’avoir un soutien psychologique pour vous accompagner dans vos démarches. En effet, les émotions et le stress jouent un rôle essentiel dans la perte et la prise de poids. Ils favorisent les envies compulsives de manger et les grignotages sans faim. Comme la perte de poids ne se fait pas de façon linéaire, et que les efforts ne n’apportent pas instantanément des effets satisfaisants, ils peuvent générer du stress et des envies contradictoires. « Le soutien d’un professionnel apporte réconfort et rassure le patient tout au long de sa perte de poids », affirme Nathalie Négro.

7 : Veiller à la quantité des aliments consommés

Pour perdre du poids, il faut évidemment manger moins. Mais, pour éviter de peser tout ce qu’on mange et ne pas avoir l’impression de vivre dans une prison alimentaire, on change sa vaisselle. On se munit d’assiettes plus petites (maxi 18 centimètres de diamètre), d’un bol de 200 ml et on dose les matières grasses avec une cuillère à café. Sans y penser, le nombre de calories par repas va chuter.

La répartition dans l’assiette doit toujours suivre cette règle : la moitié sera composée de légumes, un quart de protéines et un quart de féculent.

8 : Ne pas faire de coupe franche dans votre alimentation

Un régime restrictif qui prive d’aliments plaisirs favorise la frustration, la consommation compulsive de mets dits « interdits » et la prise de poids. Il est préférable de modifier progressivement son alimentation pour manger moins sucré,  moins gras et réduire les quantités .

9 : On ne consomme pas d’aliments à volonté

De la même manière qu’on n’élimine pas d’aliments, on n’en consomme pas d’autres à volonté sous prétexte qu’ils sont peu caloriques ou allégés. En effet, tous les aliments apportent des calories (par exemple, 500g de fromage blanc à 0% MG = 220 Kcal = 1,2 croissants) et peuvent favoriser des troubles digestifs (légumes) et des troubles du comportement alimentaire.

10 : Attention aux faux amis

Il existe des plats pièges qu’il faut identifier. Par exemple, comme 30 grammes de farine correspondent à 100 grammes de féculents cuits, un tout petit huitième de pizza ou de tarte sera aussi calorique que 100 grammes de féculents bien rassasiantes. «Pour éviter d’avoir faim, il faut se nourrir de manière équilibrée et avec satiété, on préfère donc les céréales complètes à la quiche », explique Nathalie Négro.

11 : Mettre en place une activité physique

« Le sport est un atout majeur pour ceux et celles qui ont décidé de maigrir », rappelle Nathalie Négro. Mais, pour que la mise en place d’une activité physique soit efficace, il faut qu’elle soit adaptée à chaque personnalité et chaque profil.

La fréquence idéale? De 3 à 5 fois par semaine et pratiquer à la fois du cardio, du renforcement musculaire et des étirements. « Mais pour atteindre cet objectif, on prend compte l’activité de chaque individu. On ne passe pas de rien à tout. On met en place des étapes et favorise une activité sportive qui plait au patient », explique la diététicienne. Toutes ses modifications doivent se mettre en place sur le long terme. Il n’est donc pas question de se fixer des objectifs trop élevés.

12 : On ne se compare avec personne

Pour qu’un régime fonctionne, il doit être totalement personnalisé en fonction des individus et de leur rapport à la nourriture. « Avant de modifier quoi que ce soit dans son alimentation ou dans ses habitudes, on se demande si on peut le faire toute sa vie », affirme Nathalie Négro. Comme pour l’activité physique, on établit son objectif en fonction de soi et non pas de ses amies, de sa sœur ou de stars !

13: On ne se fie pas à l’Indice de Masse Corporelle

Stop aux calculs improductifs ! On ne monte pas sur la balance tous les jours, on ne calcule pas son IMC toutes les semaines ! « La perte de poids est individuelle et les patients ne rentrent pas dans des statistiques », rappelle la diététicienne. La seule valeur importante au cours de cette période de modifications alimentaires est l’évolution à la baisse de la courbe de poids.

Source : Topsanté

Quels acides gras pour une bonne santé ? samassur avis

Quels acides gras pour une bonne santé ?

Consommer de grandes quantités d’acides gras saturés – contenus dans le beurre ou la viande rouge –augmenterait le risque de mortalité prématurée. Selon des chercheurs américains, substituer ces produits par des acides gras insaturés – comme l’huile d’olive par exemple – permettrait d’inverser la courbe du danger. Le point avec Samassur.

Etude américaine sur la santé

Durant 34 ans, les chercheurs de l’Ecole de santé publique de l’Université Harvard ont suivi 126 233 sujets. Chacun d’eux a dû – tous les 2 à 4 ans – les renseigner sur ses habitudes alimentaires. Au cours de ce travail, 33 304 décès ont été recensés. Les scientifiques ont alors étudié le lien de cause à effet entre le contenu de l’assiette et la mortalité par maladies cardiovasculaires, cancers, pathologies neurodégénératives…

Samassur indique q’un rapport a été établi entre les différentes graisses alimentaires et le taux de mortalité. « Chaque apport de 2% d’acides gras trans est associé à un risque de décès prématuré accru de 16%. Et chaque augmentation de 5% de graisses saturées accroît ce risque de 8% », avancent les auteurs. « A l’inverse, l’apport d’acides gras insaturés est associé à une diminution du risque de décès prématuré de 11% à 19% ». Cela serait d’autant plus flagrant avec les omega 3 et omega 6, des acides gras polyinsaturés présents dans le maquereau, le hareng, la sardine fraîche, le saumon ou encore les huiles végétales.

Le changement a du bon

Les scientifiques ont surtout observé que les participants qui avaient changé leurs habitudes alimentaires au cours de l’étude voyaient leur risque de décéder prématurément chuter en flèche.

source : destination sante – samassur

Surpoids: des chercheurs fixent l'IMC idéal à 23 Samassur

Surpoids: des chercheurs fixent l’IMC idéal à 23

L’indice de masse corporelle idéal se situerait entre 23 et 24. C’est dans cette fourchette que la mortalité précoce est la moins élevée, selon plusieurs travaux. Le point avec Samassur.

L’Organisation Mondiale de la Santé

18,5 et 25. Ces deux chiffres forment la fourchette qui indique un indice de masse corporelle sain. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est à l’origine de ces critères, suivis notamment par la France. Une étude parue dans le JAMA remet en question leur bien-fondé : elle conclut qu’un léger surpoids est associé à un risque réduit de mortalité toutes causes confondues.

Ces travaux s’appuient sur le suivi de 120 000 personnes entre 1976 et 2013. Les résultats ont de quoi surprendre puisque l’IMC associé à la moindre mortalité a augmenté au cours de cette période : il est passé de 23,7 à 27 au Danemark, où a été menée l’étude.

Un léger surpoids pourrait donc s’avérer bénéfique. Selon l’avis de Samassur, il est associé à un diabète ou à des maladies cardiovasculaires, concède Guy Fagherazzi, chercheur en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm. Mais certaines études ont mis en évidence une association avec une mortalité relativement faible. »

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L’insuffisance rénale, une maladie silencieuse qui touche 10 % de la population mondiale selon Samassur

L’insuffisance rénale, une maladie silencieuse qui touche 10 % de la population mondiale

La Journée mondiale du rein

L’atteinte rénale figure au nombre des maladies asymptomatiques, qui sont souvent détectées à un stade avancé. Méconnues du grand public, les pathologies rénales chroniques affectent pourtant 10 % de la population mondiale adulte, selon l’Organisation mondiale de la santé OMS. Au Liban, quelque 3 500 personnes, souffrant de la phase terminale de la maladie, sont sous dialyse. Le point avec Samassur.

Pour mieux faire connaître ces pathologies et à l’occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée le deuxième jeudi du mois de mars, la Société libanaise de néphrologie et de l’hypertension artérielle a mené une campagne de sensibilisation tout au long du mois de mars, désormais placé sous le signe des reins. Le but est de pousser les gens à préserver ces organes.
Les reins, rappelons-le, ont pour fonction principale d’épurer le sang, de maintenir l’équilibre de l’eau dans l’organisme, de fabriquer l’érythropoïétine, une hormone qui stimule la formation et la croissance des globules rouges, de régulariser la tension artérielle et de maintenir de bons os. Lorsqu’ils n’arrivent plus à accomplir ces fonctions, la maladie rénale s’installe.

Contrairement aux enfants chez qui l’atteinte rénale est dans près de 60 % des cas due à une malformation congénitale des reins ou des voies urinaires ou à une cause héréditaire, la maladie rénale chez l’adulte est généralement une complication d’une autre pathologie métabolique ou cardio-vasculaire. « Dans 60 % des cas, l’insuffisance rénale chez l’adulte est due au diabète ou à l’hypertension », explique le Dr Robert Najem, président élu de la Société libanaise de néphrologie et d’hypertension. « Viennent ensuite la glomérulonéphrite chronique ou inflammation du rein, les lithiases ou calculs dans les reins, ainsi que les maladies congénitales et héréditaires, comme la polykystose rénale, c’est-à-dire le développement de kystes dans les reins », poursuit-il.

Retarder l’échéance

Les spécialistes distinguent plusieurs formes de la maladie rénale aiguë chez l’adulte. « Dans l’atteinte pré-rénale, l’insuffisance est causée par une maladie qui provoque un bas débit sanguin au niveau des reins, comme une insuffisance cardiaque, une atteinte hépatique, une hypotension sévère ou encore un arrêt cardiaque prolongé…, souligne le Dr Najem. Le syndrome cardio-rénal reste la pathologie la plus fréquente de l’atteinte pré-rénale. »
L’atteinte post-rénale est causée par une obstruction des voies excrétrices rénales (uretères, vessie) généralement due à un calcul ou par une hypertrophie de la glande prostatique, etc. « Dans ces cas, il suffit de traiter la cause pour que la fonction rénale soit rétablie, précise le Dr Najem. En ce qui concerne l’insuffisance aiguë intrarénale ou parenchymateuse, elle est causée souvent par des maladies infectieuses, immunologiques, inflammatoires aiguës ou encore par une toxicité médicamenteuse. Dans la forme chronique de l’insuffisance rénale, le but du traitement consiste à retarder l’échéance de la dialyse et à assurer au patient la meilleure qualité de vie possible. »
Quand la dialyse devient-elle nécessaire ? « Lorsque les reins fonctionnent à moins de 10 % de leur capacité normale, souligne le spécialiste. Chez les diabétiques toutefois, il est conseillé d’initier le traitement plus tôt, c’est-à-dire lorsque les reins fonctionnent à moins de 15 % de leur capacité. »

Trois choix de traitements

Le Dr Najem note à ce stade, qu’en présence d’une insuffisance rénale terminale, les spécialistes disposent de trois choix de traitements, dépendamment du cas du malade : greffe du rein, hémodialyse ou épuration du sang et dialyse péritonéale qui consiste à utiliser le péritoine (membrane qui tapisse et recouvre l’abdomen) comme filtre. « Ces trois propositions sont des traitements et non une solution au problème, insiste le Dr Najem. Les patients pensent à tort que la transplantation rénale est une solution définitive à l’insuffisance rénale. Ce n’est pas le cas, puisqu’on peut avoir un rejet du rein. Celui-ci peut aussi s’abîmer avec le temps. De plus, le receveur doit prendre des immunosuppresseurs à vie, au risque de perdre l’organe greffé. Dans ces cas, on peut revenir à la dialyse, qui est un traitement à vie. »
Selon l’avis de Samassur, le patient peut être mis sous hémodialyse ou dialyse péritonéale. « La dialyse péritonéale a l’avantage d’être pratique, puisqu’elle peut être effectuée à domicile, constate le Dr Najem. Cette technique est toutefois contre-indiquée au cas où le patient a une hernie abdominale, a déjà subi une chirurgie abdominale lourde, comme une appendicite compliquée, a une diverticulose (c’est-à-dire une hernie de la muqueuse à travers la paroi musculaire du côlon) ou s’il n’est pas autonome. Quatre échanges de 15 à 20 minutes chacun sont requis par jour. Il est également possible de faire des échanges automatisés la nuit. »
L’hémodialyse est conseillée pour tous les patients. Contrairement à la dialyse péritonéale, elle est effectuée à l’hôpital à raison de trois fois par semaine. Chaque séance dure près de quatre heures. « L’accès vasculaire constitue un important défi, fait remarquer le Dr Najem. L’être humain naît avec un capital veineux qui est irremplaçable. Avec le temps, les vaisseaux sont usés. Le problème est d’autant plus important chez les patients souffrant d’une maladie rénale chronique, qui usent rapidement leur capital veineux. Dans ces cas, on ne peut pas placer une fistule artério-veineuse. On opte alors pour un cathéter veineux central, qui est malheureusement associé à un risque d’infections et de thromboses. »
Comme tout traitement, l’hémodialyse n’est pas démunie de complications rappelle Samassur. Celles-ci se traduisent notamment par une fatigue et une chute de la tension. Les risques infectieux, hémorragiques et cardio-vasculaires augmentent aussi.

Symptômes et prévention

Étant une maladie silencieuse, l’insuffisance rénale tarde à se manifester. « En général, les symptômes apparaissent lorsque les reins fonctionnent à moins de 30 % de leur capacité, souligne le Dr Najem. Les principaux symptômes sont l’hypertension, l’hématurie (présence de sang dans les urines), l’anémie, les œdèmes, notamment dans les membres inférieurs, la fatigue chronique, les infections urinaires à répétition et la pâleur. On parle d’un teint urémique. »
La prévention et le dépistage sont donc de mise. « Si on est diabétique ou hypertendu et/ou si on a un historique familial de maladie rénale, il est conseillé de faire un bilan général annuel, insiste le Dr Najem. Si on est jeune et sain, le bilan doit être fait tous les cinq ans. À partir de l’âge de 40 ans, il est conseillé de le faire tous les deux ans. Il est également important de mesurer régulièrement sa tension artérielle. » Selon les recommandations internationales, celle-ci doit être, chez les adultes, inférieure à 135/85 mm Hg.
Pour prévenir les maladies rénales, Samassur recommande de boire assez d’eau tout au long de la journée. « Il est conseillé de boire un verre toutes les deux heures, indique le Dr Najem. Les personnes âgées ne doivent pas en abuser notamment si elles sont cardiaques, car elles risquent de faire une rétention d’eau ou encore une surcharge
hydro-sodée. »
Samassur recommande de ne pas fumer, pour préserver ses vaisseaux, de réduire son apport en sel et en sucre, de faire du sport et d’éviter l’automédication. « Il n’existe pas un médicament qui ne soit pas toxique ou qui ne présente pas de contre-indications, insiste le praticien. L’avis médical est nécessaire. »

 

Arrêter de fumer selon samassur

Comment arrêter de fumer?

Des chercheurs américains travaillent en ce moment sur un vaccin qui pourrait permettre d’arrêter de fumer. Même si cette idée de vaccin n’est pas récente et eut beaucoup d’échecs, ces chercheurs ont fait un bond en avant. Le point avec Samassur sur comment arrêter de fumer. Lire la suite

Alimentation anti stress, lutter contre le stress à coup de fourchette ! samassur

Alimentation anti stress, lutter contre le stress à coup de fourchette !

La France est la plus grande consommatrice au monde d’anxiolitiques *, la faute à qui ?  Au stress de nos vies à 100 à l’heure et pourtant nous pourrions déjà éliminer une partie de notre stress à coups de fourchette ! Et oui l’alimentation c’est l’essence qui fait avancer la machine nommée « corps ». Certains manques dans notre alimentation peuvent nous rendre beaucoup plus sensible au stress, générer des angoisses et même des dépressions.

Selon Samassur, une alimentation anti stress bien choisie et adaptée, on peut améliorer grandement la gestion de ce dernier, à condition d’avoir également un système digestif capable de les digérer : remontées acides, ballonnements, constipation, diarrhée, etc. témoignent d’une mauvaise assimilation de nos aliments. Dépression, stress chronique, allergies et autres intolérances sont souvent le signe d’une flore intestinale qui vous parle et qui va mal ! Zoom sur l’alimentation anti stress.

Alimentation anti stress, le magnésium

Sur le podium de l’alimentation anti stress, en première position : Le magnésium

Le magnésium est un calmant, et le manque de magnésium augmente votre vulnérabilité au stress.

Le magnésium réduit le stress et empêche l’augmentation du cortisol. Il combat le stress en s’opposant aux conséquences d’un taux de cortisol excessif, et en améliorant l’énergie disponible. Avoir chaque jour suffisamment de magnésium permet de conserver toutes ses facultés face à un stress aigu, mais aussi d’éviter la fatigue latente qui touche souvent les stressés chroniques.

naturo icone pommeDu côté de l’assiette :

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Alimentation anti stress, le tryptophane en renfort.

La sérotonine est le neuromédiateur de l’apaisement, du bien-être et de la préparation au sommeil grâce à elle on plus zen ! Elle est fabriquée à partir d’un acide aminé, le Tryptophane a une action antidépressive.

Il stimule la sécrétion au cours du sommeil de l’hormone de croissance, une hormone qui réduit fortement l’anxiété. Il augmente aussi la sécrétion de mélatonine, une autre hormone qui réduit l’anxiété et les ruminations angoissées.

tryptophane

•naturo icone pommeDu côté de l’assiette : Votre alimentation doit intégrer des protéines, comme la volaille (du bio c’st mieux) , les œufs, le poisson sources riches en tryptophane. Les bananes, les mangues, les dattes et des graines, comme les graines de sésame, de tournesol, de citrouille, les cacahuètes le riz complet contiennent aussi du tryptophane.

N’hésitez pas à prendre un goûter vers 16/17h pour optimiser la fabrication de la sérotonine et se préparer au sommeil : 1 à 2 carrés de chocolat noir à plus de 70 % ou 1 fruit ou  quelques noix,  amandes. C’est bon pour le moral et pour le corps !

 Alimentation anti stress, les omégas 3

Dans la transmission de l’influx nerveux, la qualité des membranes est déterminante. Cette qualité dépend de la richesse en acides gras polyinsaturés, en particulier les omégas 3.

naturo icone pommeDans l’assiette  : Le choix des huiles d’assaisonnement est primordial (2 à 3 cuillères à soupe par jour d’huile colza-olive ou colza-noix) , l’huile de périlla est également une excellente source d’Oméga 3. Il faut également intégrer à son alimentation au moins 3 fois par semaine du poisson gras (sardines, maquereaux, harengs, saumon…). Les poissons gras (thon, saumon, anchois, hareng) et les huiles végétales (colza, olive, lin, noix…) sont une immense source d’Omega 3, laquelle facilite elle-aussi la production de sérotonine. Un régime riche en oméga-3 permettrait de plus, de faire chuter les taux de cortisol et d’adrénaline, deux hormones particulièrement présentes chez les individus victimes du stress.

Alimentation anti stress, le sélénium

La déficience en sélénium entraîne une diminution du renouvellement de certains neurotransmetteurs. Une déficience sévère en sélénium peut être associée à l’anxiété.

naturo icone pommeDans l’assiette : on le trouve  dans les champignons, les tomates, le chou, les brocolis, l’oignon, l’ail, l’orge, les abats, la viande rouge et les fruits de mer. Mais c’est la noix du Brésil qui remporte le podium  >Achetez celles qui ont conservés toutes leurs peaux, et vendu en petit sachet. Car leurs hautes teneurs en lipides les rends plus sensible au rancissement une fois écalées. Écalez-les vous-même au fur et à mesure et conservez-les au frigo.

Alimentation anti stress, la vitamine C

 

jus betterave

 

La vitamine C  ou acide ascorbique est une substance indispensable à notre organisme, notamment pour produire les globules blancs du système immunitaire, mais c’est aussi une substance nécessaire à la synthèse du cortisol, une hormone qui permet notre adaptation aux stress physique(blessures, activité physique) ou psychologique.

C’est une vitamine hydrosoluble, elle est d’une grande efficacité comme anti-stress et en tant qu’anti-inflammatoire. La vitamine C possède la propriété d’être un antioxydant, elle défend les cellules des radicaux libres et augmente l’assimilation du fer. Elle réduit les cas d’insomnies et d’anxiété, ainsi que la dépression.

La vitamine C doit sa structure chimique a l’acide L-ascorbique et de ses sels (ascorbate de sodium et ascorbate de calcium).
Elle est présente principalement dans tous les fruits frais, légumes vert et coloré, les agrumes. C’est une vitamine que le corps
 ne stocke pas il faut des apports quotidiens. D’ailleurs un petit topo de Nana, sur comment préserver les vitamines des aliments.

naturo icone pommeDu côté de l’assiette : Les fruits et les légumes colorés contiennent beaucoup de vitamine C. Les teneurs varient de 100 à 150 mg, voire 300 mg pour 100 gr de fruits. Par contre la maturité du fruit est importante ainsi que le temps écoulé entre le moment où le fruit est sur l’arbre et celui où il se retrouve dans notre assiette car plus le temps est long et plus cela entrainera une perte de vitamine très importante.

Du côté des végétaux, nombreux sont ceux qui sont riches en vitamine C mais ceux qui sont colorés en contiennent beaucoup plus. Il faudra tenir compte de la façon dont vous cuisez vos aliments car la chaleur dégrade très vite la vitamine C, les consommer un maximum crus est préférable.

Savez-vous par exemple qu’une baisse de l’attention et des difficultés de concentration sont en rapport avec une baisse de production de la noradrénaline (neurotransmetteur fabriqué par les fibres nerveuses du système sympathique, par le système nerveux central et en moindre quantité par les glandes médullosurrénales) et cette baisse est souvent en rapport avec un manque de vitamine C. Les glandes surrénales sont mises à contribution dès que notre organisme est sous stress… et à notre époque… le stress… il est grandissant ! Le contenu en vitamine C des glandes surrénales chute considérablement sous l’effet du stress.

Alimentation anti stress, les vitamines B comme Bien-être

4 vitamines du groupe B participent à la synthèse des neurotransmetteurs et diminuent ainsi l’anxiété, l’insomnie, la dépression :

naturo icone pommeLa vitamine B 3 ou niacine aide le cerveau à se débarrasser des radicaux libres qui entravent son fonctionnement. Elle joue un rôle dans la transmission optimale de l’influx nerveux. Elle possède un effet favorable sur l’humeur, en favorisant la synthèse de la sérotonine. En association avec les B 1 et B 2, elle joue un rôle essentiel dans la production d’énergie. Du côté de l’assiette : L’avocat, les céréales complètes, la figue, la levure de bière, les pois, le riz brun, le son, les graines de sésame et de tournesol.

naturo icone pommeLa vitamine B 6  ou pyridoxine intervient dans des nombreuses étapes du métabolisme des acides aminés. Elle a donc une action sur  des fonctions cérébrales.

Du côté de l’assiette :

vitamineB6

naturo icone pommeLa vitamine B 9  ou  acide folique possède une action importante sur le système nerveux. Elle aide le corps à synthétiser les neurotransmetteurs (sérotonine) et améliore ainsi l’équilibre émotionnel. Du côté de l’assiette :  L’asperge, le brocoli, l’épinard, le foie, le germe de blé, le jaune d’oeuf, les lentilles, l’oseille, les salades…

naturo icone pommeLa vitamine B 12  ou colabamine est essentielle au fonctionnement du cerveau. Elle intervient sur l’équilibre, l’humeur, les facultés mentales. Les apports conseillés en vitamine B12 sont très faibles, environ 3 microgrammes par jour.  Du côté de l’assiette : viandes, les poissons et les crustacés.

Il faudra parfois avoir recourt à une suplémentation à voir auprès de votre médecin.

Conseils d’hygiène de vie

 

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  • Déjeunez une heure maximum après vous être levé. Vous devez renflouer vos réserves de glycogène (provision de sucre dans le sang) qui ont diminué au cours de la nuit. Si vous n’avez pas faim le matin, c’est peut-être parce que votre foie est surchargé.
  • Prenez des collations en avant midi et en après-midi pour éviter une chute de cortisol qui se produit généralement vers 16-17h00. Un collation avec un fruit , quelques amandes, un carré de chocolat noir à plus de 70% peuvent vous aider à vous détendre.
  • Pensez à restaurer votre microbiote intestinal à l’aide de pré et probiotiques, en effet, si celui-ci est abimé l’assimilation des nutriments se fera mal.
  • Assurez-vous d’avoir suffisamment de protéines à chaque repas. Ajoutez-y des lanières de temph, du poulet, des fèves rouges, des noix et des graines.
  • Attention aux sucres raffinés : pain baguette, chocolat, gâteaux, pâtisseries, farine blanche, riz blanc…etc. En plus d’être acidifiants et déminéralisants, ils sollicitent nos glandes surrénales et finissent par les épuiser.
  • Apprenez à mastiquer, à respirer et à relaxer. Ajoutez une séance de relaxation dans votre routine ou tout simplement respirez 3 grandes respirations avant de manger.
  • Essayez la gelée royale fraîche. Ce super aliment est extrêmement nutritif et nourrit les glandes surrénales.
  • Ajoutez de la vitamine C. Optez pour une vitamine C tamponnée non acidifiante. La vitamine C est essentielle à la cascade hormonale des surrénales et à la sécrétion des hormones. Oui, mais je mange des oranges ! La quantité de vitamine C que procure l’alimentation n’est pas suffisante pour soutenir les surrénales durant les périodes de stress ou lors de rétablissement de la fatigue surrénalienne.
  • Les vitamines B sont aussi importantes surtout la B5 et la B6 que l’on retrouve en grande quantité dans les glandes surrénales essentielles pour les hormones.
  • Ajoutez des plantes adaptogènes comme la réglisse, l’ashwagandha, le rhodiola, le ginseng panax, la racine de gingembre, le ginkgo biloba.

Samassur indique qu’il faut consommer le moins possible de:

  • Les boissons excitantes : café, thé noir, coca cola, boissons énergisantes…
  • Les aliments gras : beurre, crème, graisses, viennoiseries, gâteaux et tartes à la crème, viande grasse, charcuterie
  • Les aliments sucrés : sucre, bonbons, chocolat, sodas, sucres lents
  • Les épices et les plats épicés : poivre, piment, gingembre, curry…
  • L’alcool : vin (blanc, rosé, champagne en particulier car très acides), bière, alcools doux ou secs
Les défis de la santé de demain avec Samassur

Les défis de la santé de demain

Moins de médicaments, plus de suivi. Avec le numérique, grâce aux capteurs, cette révolution est possible. Mais ce sera un changement complet de paradigme pour l’industrie pharmaceutique. Ce texte (en deux parties) est issu de l’intervention de Joël de Rosnay (1) au dîner organisé le 26 janvier 2016 par le Cercle des Décideurs Numérique & Santé. Voici la retranscription du débat qui a suivi sa conférence.

Dans la continuité de son allocution, Joël de Rosnay s’est prêté comme il se doit au jeu des questions-réponses avec l’assemblée de professionnels de la santé venus l’écouter, le 26 janvier 2016, au Cercle des décideurs Numérique et Santé (Retranscription faite par Samassur).

QUESTION – J’ai en charge l’innovation pour le territoire français, à l’exception du domaine de la chimie, dans une petite startup qui s’appelle Sanofi [sourires dans la salle]. Je partage votre vision qui fait énormément sens pour moi. Par contre, je m’interroge sur sa viabilité économique dans le contexte actuel. Qu’est-ce qui peut permettre d’avancer dans la perspective que vous évoquez ? Subsidiairement, voyez-vous une autre piste d’innovation en santé qui n’est pas chimique ?

JOEL DE ROSNAY – Il y a effectivement deux aspects dans votre question. Le  premier   concerne les éléments nouveaux à introduire dans le raisonnement permettant à l’industrie pharmaceutique de comprendre que l’on s’oriente vers des systèmes de soins utilisant des molécules, plutôt qu’une molécule miracle brevetée, un blockbuster, comme on dit, qui rapporte 25 milliards de dollars par an. Le second aspect porte sur un choix d’innovation en chimie permettant de transformer le système et de donner la possibilité aux grands laboratoires de l’utiliser pour changer de politique et améliorer la santé des gens, en sortant, au moins pour partie, du modèle du médicament traditionnel remboursé par l’Assurance Maladie.

Je vais commencer par le second aspect de votre question. Vous parlez à un chimiste et je suis donc très heureux de cette question sur l’innovation en chimie. Je suis PhD, comme on dit aux États-Unis, en chimie organique.

Je pense qu’il faut réfléchir plus en termes de système innovant qu’en terme d’innovation. Beaucoup de pays industriels développés sont concentrés sur l’innovation produit ou service, qu’ils considèrent comme le moteur de la croissance et de la création d’emplois. Or, la seule innovation ne suffit pas, quels que soient les moyens que l’on investit dedans. Son développement implique d’adopter un processus multidisciplinaire complexe, à la fois systémique et dynamique, passant par une catalyse, une convergence et une émergence.

Il faut catalyser le rapprochement des gens et des idées. C’est ce que j’essayais de faire à l’Institut Pasteur quand je dirigeais l’application de la recherche. Je disais aux physiciens, aux chimistes et aux biologistes : « Parlez entre vous des anticorps monoclonaux ».

Donc, la première étape de l’émergence des innovations, c’est la catalyse. Faire en sorte qu’on mette les choses en place pour que l’échange s’opère. La deuxième étape, c’est la convergence. À partir de la catalyse, on voit les idées, les tendances, les possibilités d’innovation. Et c’est à partir de ce point que l’on aboutit à la troisième étape, l’émergence d’un système innovant. C’est pourquoi, plutôt que d’envisager le seul produit chimique qui va traiter tels symptômes, il faut le situer  en même temps dans son contexte humain et social.

Dans son contexte humain, cela suppose de prendre en compte le fait que les gens réagissent différemment à un produit chimique, à des médicaments, en fonction du contexte et de l’environnement dans lesquels ils se trouvent. Vous donnez des doses de méthotrexate à des cancéreux, il y a ceux que cela va à moitié tuer, d’autres à qui cela ne fera rien et d’autres enfin pour qui l’effet sera positif. Mais le contexte humain, c’est aussi le contexte social. Quand on vend un traitement médicamenteux 15.000, 20.000 ou 30.000 euros par mois, voire plus, en faisant valoir le coût de la recherche, c’est inacceptable dans une société moderne. Donc, il y a un contexte systémique à prendre en considération dans le développement d’un  produit chimique, celui de l’humain et de la société dans laquelle nous évoluons. C’est pourquoi nous devons penser système innovant plutôt qu’innovation.

Je reviens maintenant à la première partie de votre question : comment faire en sorte que l’industrie pharmaceutique puisse comprendre que l’on s’oriente vers des systèmes de soins utilisant des molécules, plutôt que de continuer à breveter des molécules miracles ? Si je peux me permettre de le dire, on sort de ce système et on va en sortir de plus en plus. Le blockbuster à 25 milliards de dollars par an, c’est fini. Tous les grands laboratoires s’en rendent très bien compte, parce que l’on arrive au bout de la vie des brevets et parce ce que le développement des me-too products commence à être de plus en plus critiqué.

Donc, la voie du futur, comme je le disais tout à l’heure, c’est la personnalisation et, la prévention personnalisée, qui impliquent le développement de  l’épigénétique, c’est-à-dire de la modulation de l’expression des gènes par le comportement. Cinq comportements principaux tous les jours, pour chaque individu. Une nutrition équilibrée, de l’exercice modéré, le management du stress, le plaisir de faire ce qu’on fait et  enfin l’harmonie du réseau social, familial et professionnel. Ces cinq éléments vont favoriser la production dans notre corps d’un certain nombre de substances naturelles qui vont créer la méthylation ou l’acétylation des histones. Je ne rentre pas dans les détails techniques de l’épigénétique, mais cela conduit à ce que certains gènes se révèlent  et que d’autres soient un peu inhibés.

C’est cela que l’industrie pharmaceutique du futur doit promouvoir dans le cadre du programme de maintenance de la santé,  pas un blockbuster, mais une association de produits entre eux, y compris sans doute des produits naturels. Dans ce cas elle vend un abonnement aux gens. Je l’expliquais tout à l’heure. L’industrie pharmaceutique, pendant des années, m’a dit : « Mais avec votre prévention, Monsieur de ROSNAY, on ne va pas gagner d’argent.». J’ai entendu cela pendant 20 ans. Maintenant, avec le numérique, les fitness trackers, le Big data, tout ce que j’ai raconté au début devient crédible, y compris le fait que c’est potentiellement une source énorme de revenus. Donc, voilà ma conclusion à votre très bonne question : cesser de se concentrer sur  la seule molécule et la chimie et  penser systèmes de soins, dans une approche à la fois systémique, globale, humaine et sociale.

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QUESTION – Je vais vous poser une question rapide et simple. Je suis fondateur d’une start-up qui travaille sur la santé connectée. Ce que vous venez d’évoquer m’inquiète parce que nous avons des clients qui s’appellent la CNAM, la CNAV, des assureurs publics, privés, des collectivités territoriales, mais aucun laboratoire pharmaceutique. D’où ma question: qu’est-ce-qui fait que selon vous ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui vont devenir les leaders de ce marché ?

JOEL DE ROSNAY – Leur intelligence stratégique, du moins je l’espère, sinon ils ne seront effectivement pas les leaders de ce marché et ils vont se faire ubériser. La désintermédiation est en marche et elle n’épargnera ni les grands laboratoires, ni la pharmacie,  ni même les médecins. Mon mode d’analyse pour identifier les activités ubérisables repose sur trois paramètres. C’est là où les clients sont insatisfaits parce ce que c’est trop lent, trop administratif et qu’on ne peut pas comparer les prix. Sur quoi repose l’ubérisation ? Sur le fait que de petites structures soient capables de créer des algorithmes, des logiciels, sur Internet notamment, qui mettent en relation l’offre et la demande. Et c’est là qu’ils prennent leurs pourcentages et se rémunèrent. C’est Uber avec les taxis, c’est Airbnb avec les hôtels, c’est BlaBlaCar avec les voitures de location, c’est Alibaba en Chine avec le commerce. Or, Uber ne possède aucun taxi, Airbnb ne possède aucun hôtel, Alibaba n’a pas de stock.

L’ubérisation de la santé peut se faire tout autant et très vite. Il suffit de déposer sur les grands et coûteux systèmes de production et de  distribution une fine couche structurelle humaine et logicielle et de mettre en relation directe, grâce à des logiciels proactifs, des produits et des services avec la multitude des clients. Les grosses structures coûtent très cher. Elles ont des coûts de maintenance, d’investissement et de salaires énormes. C’est le cas de tous les systèmes de santé, les hôpitaux notamment. Est-ce que résistez, vous, si vous accédez à des produits et à des services moins chers, plus rapides, moins administratifs, moins compliqués ? Comme moi, vous finirez toujours par les adopter et ce qui est vrai pour les taxis, les hôtels, les voitures de location et le commerce peut donc l’être aussi pour la santé.

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QUESTION – Vous n’avez pas évoqué les robots dans votre présentation. Pourtant aujourd’hui, ils font irruption partout dans notre quotidien,  y compris  dans le domaine de la santé. Ce sera donc ma première question : quelle est votre vision des robots parmi nous ? Par ailleurs l’intelligence artificielle ne cesse de se développer, à l’image du Watson d’IBM. En France nous avons dans ce domaine d’excellents cerveaux. Beaucoup hélas partent à l’étranger. Pour autant, est-ce que de votre point de vue la bataille de la maitrise des algorithmes et du traitement des données de santé est perdue pour la France? C’est ma seconde question.

JOEL DE ROSNAY – Grande question d’actualité que celle des robots et de l’intelligence artificielle. Stephen Hawking, un des plus grands scientifiques au monde, Bill Gates, un des plus grands managers au monde, et Elon Musk un des plus grands innovateurs entrepreneuriaux ont affirmé, il y a peu de temps, que l’intelligence artificielle et les robots allaient tuer l’humanité. Ils se sont repris depuis. Elon Musk a créé une fondation dont l’ambition est d’associer l’intelligence artificielle à l’homme plutôt que de la condamner. Ces notions sont donc en train d’évoluer.

Quel est mon avis là-dessus ? D’abord, les robots sont déjà parmi nous. Mais ce sont des robots invisibles. Ce ne sont pas ceux que l’on montre à la télévision, ni même ce type de robots anthropomorphes, ou humanoïdes, présentés à la semaine de l’innovation en santé, à la Cité des Sciences. Des bras et des mains articulés entièrement robotisés, très spectaculaires. Les robots invisibles c’est le distributeur automatique de billets que vous utilisez quand vous allez chercher de l’argent avec votre carte de crédit ou celui qui vous permet d’entrer dans un parking. De plus en plus de robots vont s’inscrire dans notre vie sans qu’on s’en aperçoive. Ce que j’ai appelé des algorithmes prédictifs ou des algorithmes proactifs, ce sont des robots, des formes de robots logiciels. Ils vont continuer à se développer.

Pour répondre à votre seconde question, nous sommes très bons et bien placés  en France dans tous ces domaines. On l’a vu récemment au Consumer Electronics Show de Las Vegas, où toute une série de start-up ont fait la preuve de la créativité française au travers de la présentation de produits innovants comme par exemple Sculpteo sur les imprimantes 3D. Nous sommes par ailleurs très performants  dans le développement des algorithmes proactifs et prédictifs.

Maintenant, l’intelligence artificielle, c’est autre chose. Elle fait peur et ce n’est pas nouveau. C’est comme la mécanique au tout début. Rappelez-vous les fameux canards animés de Vaucanson qui impressionnaient tant les gens de son époque. Et cette crainte perdure dans certaines cultures, la culture occidentale en particulier.  A l’inverse au Japon le robot est reconnu comme une aide précieuse pour l’homme et il est beaucoup mieux accepté dans la société, culturellement et philosophiquement. En fait que craignons-nous ? Que  les robots prennent notre travail. Et bien c’est vrai, ils vont le faire. De plus en plus, les robots logiciels vont prendre le travail d’intermédiaires : des courtiers, des représentants, des agents de tourisme, des agents de change. C’est déjà en partie le cas. Des intermédiaires qui sont entre celui qui a le savoir-faire et le client. De plus en plus, ils vont être dépassés, comme je l’ai dit pour l’ubérisation,  par le recours à des robots intelligents.

Mais la vraie question philosophique qui se pose  est de savoir vers quoi nous mène l’intelligence artificielle ? Va-t-elle nous réduire à l’état de sous-hommes comme certains le redoutent ? Allons devenir au contraire des transhumains, comme l’affirment les transhumanistes ? Ou bien que grâce à l’intelligence artificielle les hommes hyperconnectés seront encore plus humains et de moins isolés. Ainsi pour moi, plutôt que d’aller vers un transhumanisme, dont j’ai dénoncé le caractère narcissique, on va vers ce que j’appelle un hyperhumanisme. C’est-à-dire que grâce à l’intelligence artificielle nous pouvons développer dans notre cerveau des cases qui sont encore aujourd’hui inutilisées. La machine a libéré l’homme, notamment avant la Renaissance et lui a permis de se tourner vers le développement de la création artistique et de de la pensée philosophique. Et même si c’est malheureux, cela a été vrai également antérieurement pour les Grecs, qui ont pu se libérer des tâches matérielles avec l’esclavage  et se consacrer à la pensée. Ma thèse et je ne suis pas le seul à la défendre est que l’intelligence artificielle si nous savons bien la contrôler et l’utiliser va nous permettre de développer des capacités encore inconnues chez les humains. Donc, n’ayons pas peur de l’intelligence artificielle. Pour faire un peu d’humour je dirai qu’il me semble que  j’ai moins peur de l’intelligence artificielle que de la stupidité naturelle. Je n’irai pas plus loin ce soir, mais j’ai écrit  un article sur ce sujet dans Le Nouvelle Observateur en avril 2015, que je vous invite à lire si vous ne l’avez pas déjà fait.

Il y avait un dernier aspect dans votre question concernant les systèmes experts et le Big data. Là, je suis assez proche du cri d’alarme de Laurent ALEXANDRE quand il dit aux  médecins français: « Attention vous risquez de vous faire dépasser par Google qui en utilisant les données génétiques du Big data, avec des systèmes experts, fera les diagnostics à votre place». Je partage cette crainte et cet avertissement.   Cela  va à une telle vitesse avec ce tsunami de données génétiques sur Internet et le développement du  Big data, que des systèmes experts hyper intelligents vont permettre de faire des diagnostics sur mesure et très rapidement. Google est là-dessus. Ne perdons pas trop de temps pour y être nous aussi. Je rajoute enfin, pour conclure mon propos, que dans un tel contexte nous nous devons d’être à la fois  réalistes, pragmatiques, positifs et constructifs.

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QUESTION – Vous défendez une vision résolument optimiste des apports du numérique. Pourtant beaucoup de gens ne bénéficient pas de ces avancées, mais vivent au contraire des ruptures. Les divisions de la société et du monde sont de plus en plus nombreuses, du fait du numérique. Ainsi pour moi l’évolution de cette constellation ne fait pas progresser l’intelligence de l’homme et laisse apparaître au contraire de vrais dangers. C’est pourquoi je souhaiterai avoir votre opinion sur les risques inérants à tout ce vous avez présenté jusqu’à présent.

JOEL DE ROSNAY – Le côté obscur de la force, j’en ai un peu parlé à un moment donné dans mon exposé sur la cybermédecine et l’autodiagnostic en disant : « Attention, soyons prudents là-dessus ». Mais de manière générale je préfère, non pas  être pas optimiste, mais plutôt  positif, réaliste, constructif que d’être catastrophiste et de montrer toujours le côté noir des choses. Je sais le faire, même très bien et c’est beaucoup plus facile pour moi de présenter tous les aspects négatifs. Mais  les médias le font tellement mieux qu’il me semble nettement préférable de parler de choses positives. Quand j’aborde ces sujets avec des étudiants j’évoque d’abord ce qui peut les aider à construire leur vie dans l’avenir. Je leur dis ce qui est positif pour qu’ils aient envie d’aller de l’avant. J’ai d’ailleurs  coutume de dire que le futur me passionne parce que c’est là où je vais passer le reste de ma vie. Woody Allen, qui m’inspire souvent, ne me démentirait pas.

S’il y a des inégalités que nous devons réduire sans tarder, ce sont celles des pays qui ne sont pas encore suffisamment équipés pour être capables de rentrer pleinement dans le monde du numérique, du fait d’un débit internet trop faible notamment. Mais heureusement tout cela évolue très vite et de façon exponentielle. Vous le voyez avec le développement des télécommunications et des antennes de télévision  par satellite dans les pays d’Afrique du Nord ; vous le voyez avec  tous ces gens en train de communiquer avec un téléphone portable, assis devant leur maison dans  les favelas. Vous savez qu’en Afrique on a développé un système pour faire du Wifi à partir de couvercles de poubelles. Pas aussi long que le Wifi que nous connaissons, mais de proche en proche. Donc cela bouge partout et l’inventivité de ces populations est extraordinaire.

Certes le numérique n’est pas la seule technologie  qui est en mesure de résoudre tous les problèmes de l’humanité. Loin de moi cette idée. Mais les mentalités évoluent beaucoup plus rapidement que l’on croit. Les gens comprennent les enjeux  et s’adaptent. Des sondages ont été conduits par l’UNESCO il y a dix ans dans les pays en développement. A ce moment-là, la première préoccupation des populations  était de pouvoir se nourrir, la seconde concernait  la santé et l’éducation apparaissait en troisième position. Ce qui a changé aujourd’hui c’est que la communication est passée en deuxième position. Cela doit nous inciter à changer de regard sur ce qui est en train de se passer. Il y a désormais des pays africains qui sont en avance sur nous, par exemple sur l’Internet Banking. Ils peuvent s’acheter et se vendre des produits avec un téléphone portable alors que ce n’est pas possible chez nous à cause de la réglementation sur les cartes de crédit.

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QUESTION – J’ai une longue carrière associative dans le domaine de la santé et je suis aujourd’hui en charge des questions de droit des malades chez le Défenseur des droits. Mais je suis aussi chef d’entreprise dans l’industrie électronique. Depuis 20 ans, ma vie passe d’un jour sur l’autre de l’industrie, qui n’a rien à voir avec le monde de la santé, à la sphère des droits des malades et de la démocratie sanitaire. J’ai créé le pôle santé du Médiateur de la République qui est devenu le pôle santé du Défenseur des droits. Jacques Toubon s’intéresse de plus en plus au numérique santé, avec le prisme du droit des personnes qui est en back-up. Je dois dire que, pour le moment, les réclamations que nous traitons sont strictement liées à des données de santé divulguées de façon souvent maladroite sur Internet. En vous écoutant, la question qui me vient à l’esprit est de savoir si le secret médical, qui est une vache sacrée en France, va résister à tout cela. Aujourd’hui, notre système est construit autour de l’ignorance de l’état de santé réel, y compris génétique, des personnes qui sont assurées par un système solidaire et des assurances complémentaires. On peut comprendre l’intérêt des assureurs privés à mieux connaître l’état de santé  des gens qu’ils assurent. J’aimerais avoir votre avis là-dessus. Le numérique ne va-t-il pas nous pousser à  lever le voile sur l’état de santé réel de chacun, notamment à travers les dispositifs de management de la santé ?

JOEL DE ROSNAY – C’est une question très intéressante. Je vais répondre sur les deux aspects du secret médical et du respect de la vie privée. Les deux sont liés, mais d’une manière différente. Concernant le secret médical, vous savez que pendant assez longtemps le Ministère de la Santé a résisté à la mise en place d’une base de données des gènes, en raison du respect du secret médical et de la vie privée. Mais on sait maintenant que  ces données sont indispensables pour faire avancer la médecine prédictive. Cela vient donc de se  débloquer récemment. Marisol Touraine a autorisé  le développement d’une base de données génétique, comme Barack Obama l’a fait, il y a six mois maintenant aux Etats Unis. Cela va permettre de conserver et de traiter des informations essentielles permettant de prévenir et de soigner de nombreuses maladies.

Moi, je suis de ceux qui craignent que Google stocke dans son Big data les millions de gènes de l’humanité. Parce que pour Google ce sont des bits et des pixels et qu’indépendamment du fait que nous soyons des êtres humains, cela constitue d’abord un produit numérique qu’il faut exploiter. Le stockage par le California Live Corporation de tous les gènes de l’humanité pour faire de la médecine prédictive est désormais leur premier but et le second est de produire des médicaments qui viendront faire concurrence aux grandes entreprises pharmaceutiques, comme Pfizer, Glaxo et Sanofi, avec des tests diagnostiques et des produits anticancéreux. Ils se sont engagés là-dedans de manière massive. Donc le fait que la France se mette à stocker des données génétiques pour faire de la médecine prédictive me paraît dans ce contexte  déjà très important.

Sur la vie privée, je vais vous étonner sans doute car, pour moi, la notion de la vie privée, en tant que droit, va disparaître progressivement. Cela va devenir un compromis, parce que, pour partie, cette transparence nous sert. Nous sommes quelquefois très intéressés qu’on utilise les informations qui nous concernent. Quand je vais sur Amazon acheter un livre et qu’on me dit : « Bonjour, les gens qui ont acheté le livre que vous avez commandé il y a 15 jours ont également été intéressés par tel autre livre ». Comme scientifique, cela m’aide beaucoup, parce-que cela me donne de nouvelles pistes auxquelles je n’aurais pas pensées. Et  cela est vrai dans bien d’autres cas. Si vous cherchez mon nom sur Google, vous allez trouver de nombreuses références et des commentaires de toutes sortes. Mais qu’ils soient méchants ou gentils cela  m’est égal du moment que cette information peut aider des gens à avancer, à aller plus loin. Donc, la protection de la vie privée va devenir un compromis dans lequel il ne s’agira pas de préserver absolument tout, à  tout prix, mais ce qui nous paraît essentiel. Dès qu’on a compris cela, la société change quand même un peu, me semble-t-il.

Je ne sais pas ce qu’Edward Snowdenen pense. C’est lui qui a conduit  à ce que le niveau de cryptage de Google, Apple, Facebook et Amazon soit renforcé. Il a expliqué comment la NSA faisait pour déchiffrer tous nos messages téléphoniques, SMS, Internet, mails. Cela  a conduit les GAFA  à encrypter les données de telle sorte que nous nous sentions protégés quand nous échangeons.    Mais du coup les terroristes bénéficient de cette protection. Le FBI a réagi il y a trois ou quatre mois, en dénonçant les risques que cet encryptage faisait porter pour notre sécurité. Vous voyez donc qu’il y a le pour et le contre quand il s’agit d’hyperprotection de la vie privée.

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QUESTION – La problématique qui se pose avec cette révolution, cette transition numérique et de tout le système de  santé, c’est ce que ce tsunami, cette rupture vont entraîner de réactions violentes des professionnels, des régulateurs et des décideurs. C’est là où nous allons rencontrer des obstacles majeurs. D’où ma question: est-ce qu’il ne faut pas sortir d’une logique de l’offre pour s’inscrire désormais dans une logique de la demande, c’est-à-dire de répondre désormais à ce que le patient/citoyen va demander, comme l’ont fait d’ailleurs bien d’autres industriels et qu’est-ce qui peut  nous aider à franchir ce passage ?

JOEL DE ROSNAY – C’est une question fondamentale. Je dirai d’abord que nous sommes déjà en pleine bagarre. Ce n’est pas quelque chose qui va arriver, c’est en cours et nous ne sommes qu’au début. Cela va aller de plus en plus fort et de plus en plus vite dans les cinq à dix ans à venir. Nous devons nous attendre à des résistances à la fois politiques et industrielles au nom des choix retenus antérieurement et des intérêts acquis. La désinformation, la discréditation des personnes qui vont à l’encontre de ces positions dominantes  sont déjà en cours. Ce n’est pas la peine de faire un dessin. Comment agir dans ces conditions ? La demande, c’est bien, mais rappelez-vous de ce qu’il en est de la démocratie participative et des critiques qu’elle essuie dès lors qu’elle dérange. Les politiques ne font pas de prospective à dix ans parce-que s’ils engagent des actions à moyen ou long terme cela n’aura pas de conséquences dans le temps de leur mandat. Ils ont un électorat local, donc ils pensent localement et à court terme, alors que tous les sujets dont nous parlons sont globaux et à long terme. L’écologie, la santé, la médecine l’éducation, tous ces grands sujets sont escamotés par les politiques. Quand il y a des débats à la télévision, on parle affaires étrangères, guerre économique, mais jamais vraiment de ceux-là. Ce sont donc des sujets qui ne sont jamais traités sur le fond. Or ils sont  fondamentaux pour l’avenir. Le seul moyen efficace c’est de conforter les citoyens dans leur capacité à demander, à exiger des réponses pertinentes aux besoins d’éducation, de santé, et d’environnement. Tout ce que nous disons, tout ce que nous écrivons doit progressivement permettre de faire évoluer les familles pour éduquer leurs enfants différemment, de manière à ce que cela change. Ça prend du temps, c’est difficile. C’est pour cela qu’il faut commencer dès maintenant. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est du réalisme.

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QUESTION – Je suis directeur adjoint au CHU de Rouen. Je me réfère au livre que Pierre Bellanger a écrit en 2014 sur la souveraineté numérique et qui traite notamment du devenir des réseaux informatiques, ainsi que de la circulation  des données. De manière générale l’évolution de ces réseaux bouleverse nos algorithmes décisionnels un peu partout, avec un impact politique, économique et sociétal important.   J’aimerais connaître votre avis à ce sujet.

JOEL DE ROSNAY – J’aime bien l’idée. On revient à la démocratie participative, tellement critiquée parce qu’on la voit d’une manière schématique. C’est le fait que chacun puisse jouer un rôle collectif pour faire évoluer les grandes décisions structurelles, systémiques, globales qui sont pour le moment réservées au politique et qui pense, quant à lui, qu’il ne peut intervenir qu’au travers d’un système très pyramidal et d’une gouvernance qui se traduit par des lois et des décrets. Or, les esprits évoluent. Prenons le cas des indignés qui dans plusieurs pays, en Afrique du Nord, au Canada ou à Hong-Kong, ont montré qu’ils voulaient changer les choses et ne plus faire seulement confiance à des personnes qui théoriquement les représentent, alors qu’elles pensent d’abord à se faire réélire et parfois à s’en mettre plein les poches. En agissant ainsi on voit bien leur aspiration à passer d’une démocratie représentative à une démocratie participative dans laquelle beaucoup sont prêts à s’impliquer. Mais plus globalement cela bouge aussi au plan générationnel.

En disant cela je pense à la génération du millénium, qu’on a appelée en France la génération Y.  Ceux qui avaient entre 5 et 10 ans au tournant de l’an 2000. J’ai la chance d’avoir une plateforme extraordinaire à la Cité des Sciences et j’ai créé un groupe qui s’appelle Flow, qui veut dire fluidité, liberté, ouverture, wiki. Ils ont tous moins de 30 ans et sont à parité filles et garçons. Ils ont tous déjà fait quelque chose de leur vie en dehors des structures hiérarchiques que voulaient leurs parents : « Passe un diplôme, tu pourras emprunter à la banque, t’acheter une voiture, te payer des vacances et une maison » alors qu’ils ont Airbnb, BlaBlaCar et le Vélib’. Donc, cette génération-là a complètement changé dans sa tête et elle est en train de changer le monde.

Tout ça pour vous dire qu’effectivement, les choses bougent au travers de cette génération et de celles qui viennent. Leurs valeurs sont partagées à l’échelle du monde et pas seulement d’un pays. Les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, les blogs, Facebook et Twitter ont jouent un rôle majeur dans cette transformation. La seule difficulté c’est que c’est considéré par beaucoup de politiques comme marginal. « C’est sur Internet, donc ce n’est pas important », alors que c’est vraiment le cœur du changement social.

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QUESTION – Je vous écoute avec beaucoup d’intérêt. Je suis impressionné par la force et le caractère positif de vos propos. J’en profite donc pour vous demander un conseil pour moi et tous ceux  qui sommes sur le terrain, dans le réel d’aujourd’hui, en tant que chef d’entreprise, père de famille ou humain tout simplement. Au regard des risques que vous envisagez et des changements qu’il va falloir affronter, qu’est-ce qui, selon vous, peut-être le plus source d’engouement, de joie, et d’intérêt pour travailler jour après jour ?

JOEL DE ROSNAY – Je comprends votre question. Quels peuvent-être les ressorts de notre motivation quotidienne dans cette période marquée à la fois par beaucoup d’espoirs mais aussi de difficultés, d’incertitudes et de risques ? Je vais vous apporter une réponse. En premier lieu pour les nombreux responsables d’entreprises présents ce soir. Je fais beaucoup de conférences en France et à l’étranger sur ce thème. J’entends très souvent des observations et des questions du type : « Monsieur DE ROSNAY, nous sommes convaincus par tout ce que vous évoquez sur le numérique, l’Internet, les réseaux, la participation et nous souhaitons aller dans ce sens,  mais nous n’y parvenons pas. Nous employons des gens de 50 ans qui ne sont même pas capables de se mettre à Internet. Que feriez à notre place qui  nous permette d’avancer ? » Je leur réponds inlassablement : « Engagez des stagiaires de 20 ans ». Un ou une stagiaire de la génération du millénium qui va faire en trois mois ce qu’un ingénieur fera en un an ou deux ».

Pourquoi demande Samassur ? Parce qu’ils savent faire. Ils ont la culture et la pratique du numérique. Ils maîtrisent les outils, mais ils ont aussi l’esprit qui va avec. Au sein d’un  écosystème numérique c’est le bon clic de doigt ou de touché de l’écran tactile qui vont faire la différence. Dans beaucoup d’entreprises, on a la matrice des outils numériques, mais on n’a pas la culture. Au lieu de travailler en silos, nous  avons besoin d’interdisciplinarité et de  transversalité. Travailler de manière latérale et collaborative. Eux savent et il faut donc les faire entrer pour qu’ils changent l’entreprise de l’intérieur.

Maintenant, en tant que personne, si vous avez des enfants ou des petits-enfants,  écoutez-les. Ils sont incroyablement pédagogues et formateurs. À la Cité des Sciences on a lancé une démarche de coéducation intergénérationnelle où des séniors viennent à notre carrefour numérique avec des ordinateurs et ce sont des jeunes qui les forment. L’avantage estwin-win, parce que les jeunes sont boulimiques d’informations, mais ils ne contextualisent pas ce qu’ils apprennent alors que les séniors peuvent leur donner des conseils de contextualisation à la fois politiques, économiques, spirituels, voire philosophiques. Et les jeunes peuvent en échange leur apprendre l’utilisation croisée de tous ces outils.

Donc voilà pour moi le plus grand facteur d’espoir, ce lien intergénérationnel. La confiance en la génération montante et en même temps la transmission  de tout ce qui nous structure : les valeurs,  la prise de recul face aux évènements, la capacité  à contextualiser le monde. Comme tout à l’heure, quand je répondais sur la molécule par rapport à la société ou à l’individu, il faut situer les choses dans leur écosystème pour être capable d’agir politiquement et pas seulement intellectuellement. Cela implique une ouverture nouvelle. Et par rapport à ce que nous venons tout juste d’évoquer, cette ouverture implique de nous placer dans un même écosystème avec les générations qui viennent.

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QUESTION – Je travaille pour une société néo-zélandaise, avec une activité importante en Amérique du Nord, mais nous sommes également présents en Europe et en Asie. Nous travaillons sur le partage de l’information et nous nous attachons à apporter des solutions pour aider à la coordination des parcours patients, en particulier dans le contexte des maladies chroniques et des personnes âgées ; des problématiques qu’on connaît bien dans nos sociétés d’aujourd’hui. Ma  question est sémantique. Vous avez parlé de médecine  MP4, Personnalisée, Prédictive, Préventive et Participative. Peut-on dans ce cas encore parler de médecine telle qu’on l’entend traditionnellement dans le monde occidental ?

JOEL DE ROSNAY – A mon sens, clairement plus dans cette approche classique que je rappelais tout à l’heure : détection d’un symptôme, ordonnance, médicament. Cette médecine-là, curative et traditionnelle est en train de mourir petit à petit. Le médecin va se transformer en un conseiller de vie. Si les grandes entreprises pharmaceutiques proposent des programmes de maintenance de la santé avec des abonnements multiples,  le médecin de proximité, pour ne pas se faire ubériser, devra développer la dimension humaine des relations avec ses patients. Comme le pharmacien qui doit veiller à ne pas se voir réduit au seul rôle de distributeur de boîtes. Sinon, lui aussi sera ubérisé par une espèce d’Amazonqui délivre les médicaments à partir d’une ordonnance qui arrive par Internet. Médecin, pharmacien, libraire ou notaire sont des professions qui ne pourront continuer à exister que grâce au contact humain, au lien social qu’elles développent. En étant proches des gens et en assurant un rôle de conseillers attentifs aux autres, de conseillers de vie.

Le problème est naturellement que les médecins n’ont pas été préparés à jouer ce rôle. Tout d’abord dix années de médecine pour apprendre à être un répétiteur d’éléments qu’on a appris par cœur pour passer ensuite à  l’internat, c’est trop long. Il faut dix ans pour être médecin, cinq ans pour être ingénieur. C’est aussi totalement inadapté à notre époque où on peut apprendre en coéducation avec les réseaux sociaux et avec les logiciels et les systèmes de formation par Internet ou en package. Les jeunes d’aujourd’hui, la génération du millénium sont de plus en plus réticents à ces formations trop longues. Quand on dit : «   Ils ne seront pas compétents s’ils ne passent pas dix ans à apprendre ça ». C’est faux. Regardez ce que fait Xavier NIEL qui a créé cette école « 42 » où des gens qui n’ont aucune formation viennent se former, se co-former, se co-éduquer entre eux. Il en sort  des génies de l’informatique, dont certains étaient au CES de Las Vegas, représentant des start-up françaises. Donc dix années de médecine plus l’internat, c’est trop long. Ensuite et naturellement il faut profondément faire évoluer le contenu des études médicales, notamment vers les dimensions humaines, comme cela existe dans beaucoup de pays.

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QUESTION – J’espère que vous me pardonnerez cette question un peu provocante. Ne vous vous arrive-t-il jamais de faire le cauchemar d’une société orwellienne dans laquelle la transparence numérique du citoyen le ferait abdiquer de toutes ses libertés et où des dirigeants -ou des assureurs- le soumettrait à leurs règles ?

JOEL DE ROSNAY – Je vous répondrai par une autre question : avez-vous lu mes livres « L’homme symbiotique », « 2020 : les scénarios du futur »  et « Surfer la vie » ? Je développe  dans chacun d’eux ce que vous évoquez: le risque d’une société orwellienne, d’un super Big Brother. Et je partage totalement vos craintes. Des assureurs pourraient effectivement utiliser les données génétiques de leurs assurés pour étudier les risques qu’ils couvrent et éventuellement cesser d’assurer. Un chef  d’entreprise pourrait de même s’appuyer sur le profil génétique pour recruter. Donc, au-delà de la vision positive que j’ai défendue  ce soir, il faut lire tout ce que j’évoque dans mes livres  sur les risques inhérents au développement de ces technologies. Allez aussi sur mon site derosnay.com et vous trouverez beaucoup de conférences sur ces sujets-là. Ils sont en ligne gratuitement.

Pour ceux que cela  intéresse, j’ai également développé un Mooc, un Massive Online Open Course. Comme je suis le seul scientifique européen à s’être lancé dans cette aventure, il y a cinq à six ans, je l’ai appelé un mini-MOOC. J’ai employé deux étudiants qui y ont passé six mois. Ils ont réalisé un remarquable travail en  recherchant sur Internet toutes les vidéos, toutes les émissions de radio, toutes les conférences que j’ai faites et à les classer par sujet, thème et durée. C’est sur mon site. Le plus étonnant, c’est que j’ai demandé à des entreprises qui m’ont payé cher pour faire des conférences chez eux, notamment les industriels de la pharmacie, s’ils étaient d’accord pour que celles-ci soient mises gratuitement sur le site.

Samassur rappelle que 90 % ont répondu oui, ce qui prouve que si on utilise bien le win-win, ça marche.

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QUESTION – Quel sera votre prochain livre ?

JOEL DE ROSNAY – Je suis en train de terminer un livre que je donne à l’éditeur à la fin du mois de mars et qui sortira avant l’été ou en septembre. Je ne peux pas vous donner le titre, parce que c’est un vrai secret, c’est une surprise. Ça va en étonner beaucoup. Mais je peux dire quelques mots du thème, c’est l’unité de la nature. En tant que  scientifique je suis émerveillé par le fait que du nano au micro, du micro au méso, du méso au macro, la nature utilise les mêmes trucs. Je dis la nature, je n’ai pas dit le Bon Dieu. Elle refait sans arrêt ce que François Jacob, Prix Nobel, a appelé du bricolage. Il dit : « La nature bricole ». Elle prend un truc ici et elle le réintroduit là. Elle prend un autre truc là et elle le remet ici. Donc, c’est ça qui me fascine depuis longtemps comme scientifique et comme observateur de la nature. J’écris un livre autour de cela et de toutes ses implications. Ses conséquences pour nous, en tant que chefs d’entreprise, parents, décideurs politiques. Cette nécessité de continuer à faire en sorte que ce processus d’unité de la nature se poursuive plutôt que d’essayer de diviser, de découper et de ne regarder que des causes et des effets. De se limiter à une vision cartésienne analytique plutôt que d’adopter une vision globale et systémique qui va vers la générosité, l’entraide, l’altruisme, l’empathie et l’ouverture aux autres. En gros, voilà de quoi parle ce live.

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CONCLUSION, par JOEL DE ROSNAY

Quelques mots de conclusion. D’abord, vous êtes des acteurs du monde de demain. Vous tous, dans tous les métiers, dans tous les endroits où vous vous trouvez. Mon conseil, c’est d’appliquer les principes dont j’ai parlés tout à l’heure : le charisme pour motiver les gens, la vision pour les entraîner, l’écoute pour savoir vraiment ce qu’ils pensent et la confiance pour avancer tous ensemble.

J’ai beaucoup parlé du monde du numérique ce soir et beaucoup d’entre vous ici sont impliqués, intégrés dans le numérique. Vos questions le prouvent. Mais au-delà du numérique il faut retourner à l’humain,  au contact humain, à la dimension, à la relation humaine. C’est ce que j’ai dit pour le médecin, pour le pharmacien et pour le libraire. Au-delà du numérique, le lien social, le lien humain seront toujours moins ubérisables et plus importants. Enfin, face à l’excès d’information que nous subissons, il faut un surcroît de sagesse. Merci de votre écoute.

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(1) Samassur partage m’intervention de Joël de Rosnay, conseiller de la présidence d’Universcience, président exécutif de Biotics International, au dîner organisé le 26 janvier 2016 par le Cercle des Décideurs Numérique & Santé. Retranscription réalisée par Roland Michel, conseiller stratégique santé du Cabinet Care Insight.

STABILITÉ DES PRIX EN OPTIQUE MÉDICALE samassur

La télémédecine

La réglementation de la médecine par Internet

La médecine à distance est une activité qui se développe de plus en plus avec l’évolution de la technologie de l’information et de la communication. Pour rappel, elle n’a été réglementée et autorisée qu’en 2010 grâce au Décret nº 2010-1229 du 19 octobre 2010 relatif à la télémédecine publié sous le régime de la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Ces dispositions législatives mettent donc en exergue les points à retenir sur la pratique de la médecine à distance, que ce soit par téléphone ou via Internet.

D’après les articles de ce décret, la télémédecine englobe différents domaines, à savoir la téléconsultation, la téléexpertise, la téléassistance médicale et la télésurveillance médicale.

Ce texte de loi apporte toutefois des explications précises sur chacune de ces pratiques pour éviter que les patients les confondent les unes aux autres. Il est donc mentionné dans ce texte que la téléconsultation permet à un professionnel médical de réaliser une consultation à distance, alors que la téléexpertise permet à un professionnel médical de solliciter l’avis d’autres professionnels afin d’assurer un meilleur suivi de l’état de santé de son patient. Par ailleurs, la téléassistance médicale est établie pour qu’un professionnel de santé assiste un autre professionnel médical dans la réalisation d’un acte sur un patient. Par contre, la télésurveillance médicale consiste à interpréter les données médicales d’un patient à distance.

De manière parallèle, Samassur souligne que la pharmacie en ligne progresse également : un décret autorise désormais la vente sur Internet de médicaments non prescris par un médecin. Attention donc à ne pas vous tromper : lisez cet article pour bien distingue ce qui est autorisé ou non entre parapharmacie et médicaments.

Les modalités de réalisation de la télémédecine

La réalisation de tout acte relatif à la télémédecine doit respecter certaines conditions afin de garantir un excellent suivi à distance de l’état de santé des patients. Le décret sur la télémédecine exige entre autres l’authentification des professionnels médicaux sollicités, l’identification précise du patient ou la sécurisation de l’accès aux données personnelles d’un patient nécessaires à la réalisation d’un acte médical.

Selon les propos recueillis auprès de Roselyne Bachelot après la publication de ce décret, la réglementation de la télémédecine a été mise en place pour faciliter l’accès des patients aux soins. Elle est également conçue pour pallier les déserts médicaux, car dans certaines régions de France, les patients doivent parcourir des dizaines de kilomètres avant de trouver un centre de santé.

D’une manière générale, Samassur indique que les consultations à distance sont suivies par l’envoi des diagnostics et des ordonnances au patient par e-mail ou par voie postale. La télémédecine permet également à un médecin disponible en ligne d’envoyer directement lesdites ordonnances aux pharmaciens. Toutefois, il est utile de mentionner que les consultations en ligne peuvent être remboursées par l’assurance maladie obligatoire à condition qu’elles soient équivalentes aux tarifs conventionnés de la Sécurité Sociale.